Partir à l’étranger pour booster sa carrière : le parcours inspirant d’Alexis avec Erasmus

Partir à l’étranger pour booster sa carrière : le parcours inspirant d’Alexis avec Erasmus

Alexis Enault, ancien étudiant en Bachelor Marketing de la Distribution au CCI Campus Centre, a vécu une expérience inoubliable grâce au programme Erasmus. Après un début de parcours en BTS MCO en alternance, il a saisi l’opportunité de partir à Malte pour développer ses compétences professionnelles et linguistiques. Accompagné de son ami et collègue, il a rejoint Bureau Vallée à Malte, une entreprise où il a pu mettre en pratique ses acquis et s’immerger dans une nouvelle culture. Au fil de cette aventure, Alexis a découvert les défis de la vie à l’étranger, depuis la recherche de logement jusqu’aux subtilités d’un anglais « made in Malta ». Dans cette interview, il nous partage ses conseils, ses meilleurs souvenirs, ainsi que l’impact de cette expérience unique sur son retour en France et sa carrière.

Alexis Enault, ancien étudiant en Bachelor Marketing de la Distribution au CCI Campus Centre, a vécu une expérience inoubliable grâce au programme Erasmus.

Peux-tu te présenter et expliquer ton parcours avant ton expérience Erasmus ?

Je m’appelle Alexis Enault. J’ai d’abord réalisé un BTS MCO au lycée d’Argenton-sur-Creuse, en alternance dans une station Shell près de Châteauroux, sur l’autoroute A20. Ensuite, j’ai poursuivi avec un Bachelor Marketing de la Distribution à la CCI, toujours dans la même entreprise. C’est après cette formation que j’ai décidé de partir en Erasmus !

 

Erasmus était un choix évident ou plutôt une opportunité ?

Pendant le Bachelor, notre professeur d’anglais, David Ashton, nous a présenté le programme Erasmus. J’étais déjà intéressé, d’autant plus que mon collègue alternant, Cyprien, avait le même projet. Comme nous étions amis, nous avons décidé de partir ensemble. Après la réunion d’information, nous avons entamé les démarches pour concrétiser ce projet.

 

Comment avez-vous trouvé l’entreprise qui vous a accueilli ?

David connaissait le patron de Bureau Vallée à Malte, un Français qui recrute régulièrement des jeunes. Il a fait la demande pour que nous soyons accueillis là-bas, nous avons envoyé nos CV et avons passé un entretien. Au départ, c’était un peu compliqué parce que notre anglais n’était pas très solide, mais nous avons quand-même été pris. Avant de partir, nous avons suivi une formation d’anglais au Campus avec des formateurs vraiment excellents. Nous avons énormément progressé, et nous nous en sommes rendu compte avant de partie et encore plus une fois sur place.

 

Vous êtes partis combien de temps ?

Nous avons travaillé cinq mois dans l’entreprise, mais notre séjour à Malte a duré six mois en tout. Nous sommes partis environ deux semaines avant de commencer notre stage pour découvrir les lieux et nous acclimater, et nous avons pris quelques jours de vacances après la fin de notre contrat.

 

Comment s’est déroulé votre arrivée sur place, notamment pour le logement ?

Le logement, c’était à la fois simple et compliqué. En arrivant, nous avons pris un Airbnb pour quinze jours, le temps de trouver un appartement. On est passés par une agence, mais à Malte, c’est différent de la France : les agents fonctionnent à la commission et contactent les clients via Facebook pour avoir un maximum de contacts. Finalement, des Français nous ont trouvé un appartement, un beau logement mais à 1 200 € par mois hors charges. Nous avons payé la caution et le premier loyer, soit presque 2 000 €, avant même de signer le contrat, ce qui a été source d’angoisse. Heureusement, tout s’est bien passé, mais nous avons vu beaucoup d’arnaques, notamment sur la récupération des cautions.

 

Était-ce une destination de choix ou l’opportunité de Bureau Vallée vous a fait opter pour Malte ?

Un peu les deux. J’aurais préféré partir en Angleterre, mais il fallait un visa. Nous avons opté pour Malte pour la langue et le climat. Cependant, avec du recul, je ne choisirais peut-être pas Malte pour progresser en anglais, car on y parle souvent un anglais approximatif. Par contre, l’ambiance est exceptionnelle : tout le monde cherche à apprendre, sans jugement.

Vers la fin de notre séjour, avec l’arrivée des touristes français, nous avons eu moins d’occasions de pratiquer l’anglais. Je recommande Malte pour une période entre octobre et mai, quand l’environnement est plus propice à l’apprentissage de la langue.

 

Le retour en France s’est bien passé ?

Le retour a été difficile, je n’avais pas envie de partir. J’avais l’opportunité de rester à Malte, et je sais que si mon poste actuel en France ne me convient plus, je pourrais toujours y retourner. Mais juste avant de partir, mon ancien employeur en France m’a proposé une opportunité unique que je ne pouvais pas refuser.

À 22 ans, je suis aujourd’hui directeur d’un établissement avec un chiffre d’affaires de 3 à 4 millions d’euros, un statut de cadre et une équipe d’une douzaine de personnes, qui passe à plus de vingt en été. C’était un vrai défi, et je l’ai saisi.

La transition n’a pas été simple : quitter Malte, dire au revoir à mes amis et retrouver la vie en France, loin de la mer et de cette ambiance, a été un choc. Cette expérience reste inoubliable, et j’y pense encore chaque jour.

 

As-tu reçu des aides financières pour Erasmus, et comment se sont passées les démarches ?

Grâce aux aides d’Erasmus et de France Travail, nous touchions environ 1 700 € par mois à deux, et notre patron nous versait également 300 € supplémentaires pour notre travail. Avec environ 2 000 € chacun, nous avons pu bien vivre : partager les frais du logement, découvrir Malte et même voyager. Nous avons exploré l’Italie, testé des activités sur place et mangé régulièrement au restaurant. Les démarches ont été un peu compliquées, mais grâce à l’aide de David, Nathalie, Gwendoline, et du soutien de la CCI, nous avons pu nous en sortir.

 

Des conseils pour ceux qui voudraient partir à Malte ?

Je déconseille de partir comme promoteur : c’est souvent en français, sans réelle opportunité d’apprendre l’anglais, avec des objectifs de vente souvent stressants. Mieux vaut chercher dans la restauration, les grandes surfaces, l’hôtellerie, ou les boutiques. Cependant, il faut savoir que la concurrence est forte à Malte, car de nombreux jeunes y partent pour travailler.

 

Auteur : Eloïse Audas

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